Impliquons nos prescripteurs dans notre démarche de labellisation …
Jeudi 12 avril 2007Dans le cadre de mon activité de médiateur informatique, je suis impliqué dans une démarche de regroupement de prestataires informatiques et de labellisation.
Ainsi, pour répondre à la demande d’une meilleure lisibilité des offres de services autour des TIC, les membres de la coopérative E-toiles ont décidé d’adopter un label de type signe qualité. Le gérant d’E-toiles (Scop Médiatice, médiation informatique) explique ce choix et les atouts d’un projet à la fois « social », centré sur le logiciel libre et ouvert aux autres partenaires.
BdC : Pourquoi avoir choisi un label du type « marque collective approuvée » ?
- Didier Hernandez : Plusieurs raisons nous ont amené à choisir ce type de label :
– une liberté importante sur les termes du référentiel : Ainsi, on peut mettre en place un outil sur mesure au regroupement.
– un coût et des contraintes moindres par rapport à une démarche de type ISO ;
– la possibilité de permettre à nos prescripteurs « naturels », et à d’autres, de s’impliquer au cœur du dispositif.
De plus, c’est une démarche innovante avec l’objectif d’obtenir l’agrément début 2008. Notamment, il n’existe pas à ce jour de label intégrant explicitement la qualité des services autour des logiciels libres. Ce label permettra de répondre au besoin fort de nos clients d’une meilleure lisibilité des offres autour des TIC et des logiciels libres.
C’est le moment de se regrouper pour rendre nos prestations plus lisibles en exploitant nos atouts sur nos marchés.
BdC : Pouvez-vous définir le concept commercial du projet ?
D.H. : Il consiste à valoriser nos atouts :
– une stratégie de communication impliquant les prescripteurs et partenaires dans la démarche : ils seront des relais efficaces pour la lisibilité de nos offres.
En effet, la commercialisation des services autour des logiciels libres peut s’appuyer sur la nature publique de ces logiciels pour impliquer les prescripteurs et partenaires.
– et s’articule avec notre capacité à coopérer entre entreprises sur des projets comme ceux utilisant les logiciels libres : La démarche de labellisation comprend la mise en place de la coopération entre l’entreprise et son environnement, ce qui est favorisé par le mode de développement coopératif du logiciel libre, qui prend appui sur le potentiel de diffusion et de communication offert par l’Internet et la mutualisation de ressources qu’il autorise.
BdC : Vous souhaitez élargir au-delà des Scop le cercle des bénéficiaires de la marque. Ces entreprises devront-elles adhérer à la coopérative e-toiles ?
D.H. : À ce jour, le projet n’est pas suffisamment avancé pour répondre.
C’est la définition des caractéristiques du regroupement portant le label qui permettra de prendre la meilleure décision pour la réussite du projet. À ce moment, la forme juridique et les avantages à utiliser la notoriété acquise par e-toiles seront envisagés.